Les Rendez-vous Littéraires Rue Cambon invitent

Rachel Cusk avec Charlotte Casiraghi
et Naomi Campbell

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Pour la treizième édition des Rendez-vous littéraires rue Cambon qui s’est tenue au sein de la librairie 7L, à Paris, CHANEL et Charlotte Casiraghi, ambassadrice et porte-parole de la Maison, ont invité la romancière et essayiste Rachel Cusk, en compagnie de l’amie de la Maison Naomi Campbell.

Animée par l’écrivaine et critique Erica Wagner, cette conversation consacrée à l’œuvre de Rachel Cusk aborde la maternité, l’exploration de l’intime en littérature et le renouvellement de la forme littéraire que cela nécessite : « Je pense que j'ai toujours ressenti le devoir d'exprimer la réalité, et d'explorer la façon dont le roman peut montrer et contenir cette réalité. »

Rachel Cusk

Rachel Cusk est une romancière et essayiste britannique devenue un grand nom de la scène littéraire anglo-saxonne. Elle est l'autrice de la trilogie Outline, des mémoires L'œuvre d'une vie, devenir mère et Contrecoup : sur le mariage et la séparation. Lauréat du Prix Femina Étranger en 2022, La dépendance, son septième roman, a connu un succès retentissant dans de nombreux pays. Rachel Cusk a reçu la bourse Guggenheim et vit aujourd'hui à Paris.

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Sur l’écriture

Rachel Cusk

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Le Questionnaire de Proust

Naomi Campbell

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Rachel Cusk ou les limites de la transparence et de la dissimulation

Pour Rachel Cusk, L’Arc-en-ciel de D. H. Lawrence est un texte fondamental. « Voici un livre que toute femme devrait lire, affirme-t-elle, pour comprendre comment nous sommes devenues ce que nous sommes dans le monde moderne. » Initialement publié en 1915, le roman se concentre sur trois générations de femmes d’une même famille vivant dans les Midlands à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle, s’attachant tout particulièrement à la remarquable histoire d’Ursule Brangwen, que Lawrence continuera d’explorer dans Femmes amoureuses. Dès sa sortie, L’Arc-en-ciel a été jugé obscène, des exemplaires ont été détruits ou confisqués, et ce parce que le roman dressait un portrait sans fard du désir sexuel tout en plaçant le sexe au rang de force spirituelle. « Lawrence sait mieux que quiconque analyser la transformation, le changement, l’accomplissement de soi, déclare Cusk, et ce roman donne au lecteur les moyens de poursuivre cette analyse dans sa propre vie. »
Comme D. H. Lawrence, Rachel Cusk a repoussé les limites de ce qui est considéré comme acceptable en littérature, et tout comme lui elle a pâti de ce savoir-faire, de cette honnêteté révélatrice. En tant qu’autrice, elle connaît et examine l’isolement que Lawrence a lui aussi sondé dans L’Arc-en-ciel. « Combien Ursule se ressentait de cela ! Combien elle luttait contre la vie bornée, enfermée, physique, de l'existence d'un troupeau domestique ! », écrit Lawrence. L’amertume d’Ursule s’exprime dans un chapitre intitulé « Le monde des hommes ». Si l’écriture et le féminisme de Rachel Cusk nous parlent autant aujourd’hui, c’est que l’autrice constate sans ambages que même si L’Arc-en-ciel est paru voici plus de cent ans, le monde que Lawrence décrit dans cet ouvrage est identique à celui qui est le nôtre aujourd’hui. La lucidité impitoyable de Rachel Cusk nous pousse à nous demander pourquoi il en est ainsi et nous exhorte à chercher ce que nous pourrions faire en tant qu’individus pour changer la donne.

Cesser de regarder dans le rétroviseur

Lorsqu’on se penche sur sa carrière, on voit que Rachel Cusk s’efforce de se dégager des limites inhérentes aux structures littéraires conventionnelles. Couronné en Angleterre lors de sa parution en 1993 par le Whitbread First Novel Award, son premier roman, Saving Agnes, a aussitôt fait d’elle une écrivaine à suivre. D’une certaine manière, cette entrée en littérature – l’histoire d’une jeune femme cherchant à se frayer un chemin dans le monde et à trouver amour et plénitude d’une manière que d’aucuns pourraient qualifier de traditionnelle – est sans surprise. Toutefois, vers la fin du roman, l’héroïne s’agace de l’existence qui lui est échue, « se laissant aller dans le sillage de ses aspirations, traversant chaque jour les yeux fixés dans le rétroviseur. »
Le roman suivant de Rachel Cusk, The Temporary, scrute à la loupe la vie de bureau et ses dynamiques de pouvoir et de séduction ; dans The Country Life, publié en 1997, Rachel Cusk épouse avec aisance la tradition comique anglaise, dialoguant avec le célèbre roman de Stella Gibbons, La ferme de cousine Judith, paru en 1932. L’héroïne de Rachel Cusk, Stella Benson, quitte Londres pour la campagne du Sussex afin de s’occuper du fils handicapé d’une famille fortunée ; les voix narratives capricieuses et peu fiables de ce roman en font un délice tant étonnant que passionnant. Si ces portraits de femmes prisonnières de leur propre vie se débattant contre les limites qui leur sont imposées procurent sans nul doute des plaisirs sophistiqués, le travail à venir de Rachel Cusk va se révéler plus radical, l’autrice ne tardant pas à formuler tout haut les questions soulevées par ces textes initiaux.

La problématique de l’écriture et celle de la vie sont les mêmes

Les parents anglais de Rachel Cusk ont quitté le Hertfordshire pour s’installer au Canada où elle est née, à Saskatoon en 1967, deuxième d’une fratrie de quatre enfants. Elle est encore bébé lorsque sa famille déménage en Californie et reviendra en Angleterre à l'âge de huit ans mais, comme elle le dira plus tard, ce changement se révèle décevant, et pour elle la vie itinérante qui sera la sienne à partir de là résulte de ce chamboulement. « C’est à Los Angeles que la nostalgie de l’Angleterre qu’éprouvait ma mère a fait naître en moi cette obsession de l’ici et du là-bas. Elle fantasmait sur une Angleterre où tout était parfait, mais quand nous y sommes retournés, nous avons changé de maison un nombre incalculable de fois. » À onze ans, Rachel Cusk a été envoyée à la St Mary’s School à Cambridge, après quoi elle a poursuit des études de littérature anglaise au New College, à Oxford. Puis elle est partie à Londres avant de revenir à Oxford pour s’installer ultérieurement dans le Somerset, à Bristol, à Brighton et en Italie avant de s’établir, suite au Brexit, à Paris où elle vit désormais avec son mari.
Dans son œuvre, Rachel Cusk démontre que ce qui est hautement singulier est également universel, et que les problèmes rencontrés par les artistes sont identiques à ceux que nous rencontrons tous. « Fondamentalement, je crois que la problématique de l’écriture et celle de la vie sont les mêmes, affirme-t-elle. Et la problématique de la créativité en général n’est en rien dissimilaire à celle de l’existence. Ce sont des problématiques que nous partageons tous. » En 2001 elle a publié L'œuvre d'une vie, devenir mère, qui a marqué une nouvelle phase dans sa radicalité. Ce récit brillant et implacable – souvent très drôle aussi – de la transformation d’une femme dont l’âme solitaire devient âme maternelle, éclaire sous un jour nouveau les narrations souvent banales et anodines que l’on pouvait jusque-là lire sur la maternité. Comme l’a écrit l’autrice Heidi Julavits, « L'œuvre d'une vie explore les nombreuses manières dont la maternité envahit le territoire de l’être féminin. L’acte maternel érode l’individu, mais tout aussi accablant est le discours sans cesse rabâché selon lequel la maternité n’est que joie et bonheur. » Rachel Cusk a déclaré que son but en écrivant ce livre était d’une simplicité quasi désarmante, que sa démarche ne relevait ni de la philosophie ni de l’analyse. « Je me suis contentée de décrire mon expérience de la maternité en espérant que d’autres s’y reconnaîtront. » L’incroyable réaction qu’a suscitée ce texte (reçu avec autant d’éloges que de stupéfaction) a révélé à quel point son honnêteté et sa franchise étaient rares – et le demeurent.

Mort et renaissance de la créativité

Rachel Cusk a continué de s’interroger sur sa propre existence dans Contrecoup : sur le mariage et la séparation, publié en France en 2013. Hormis le prix personnel que les événements qu’elle a traversés lui ont fait payer, la réaction de certains à ce livre a été brutale, et Rachel Cusk s’est montrée franche par rapport à ce que cela lui a coûté. « Sans vouloir sombrer dans le mélo, Contrecoup a marqué en quelque sorte la mort de ma créativité, a-t-elle déclaré. C’était la fin. J’allais droit vers le silence total – situation intéressante pour une artiste à la sensibilité déjà bien développée. » Ainsi, nous nous devons de poser la question : comment doit-on procéder lorsqu’on est femme pour évoquer honnêtement sa propre vie ? L’œuvre de Cusk s’attaque aux structures patriarcales, souvent invisibles et admises à la fois par les hommes et les femmes, et à l’intérieur desquelles tous résident sans même en être conscients. « La liberté, lorsqu’on l’atteint, n’est rie n si les gens après vous demeurent assujettis », a-t-elle affirmé dans Paris Review. L’intégrité de son écriture ouvre une voie que d’autres peuvent emprunter.

Une phrase féminine

Pour les vrais artistes, la destruction fait table rase et crée de l’espace pour la nouveauté. Rachel Cusk a révélé qu’à la suite de la publication de Contrecoup, elle n’a pu ni lire ni écrire durant quelque temps. Elle a évoqué la « tranchée » qu’elle a péniblement creusée entre « quelque chose qui s’apparente à une personne, à une identité, et la personne qui crée effectivement. » Mais il est bien trop facile pour critiques et lecteurs de faire l’amalgame entre la créatrice et son œuvre en particulier lorsque l’artiste en question est une femme. Publié en France en 2016, Disent-ils, premier volet d’une trilogie romanesque, redessine le territoire de Rachel Cusk. Transit a suivi en 2018 et Kudos en 2020. En surface, ces remarquables romans ont des similarités avec la vie menée par un personnage ressemblant beaucoup à Rachel Cusk. Cependant, même si la narratrice de ces livres est une autrice mariée, puis divorcée, qui a des enfants, voyage et assiste à des conférences littéraires, les « perspectives annihilées » de cette trilogie, comme le formule Rachel Cusk, offrent au lecteur un refuge extraordinaire.
Faye – prénom qui n’est mentionné qu’une fois dans chaque volume – est la plupart du temps un simple réceptacle d’informations sur le monde qui entoure le personnage ; sans son interprétation, le lecteur se retrouve pour son plus grand bonheur livré à lui-même. Dans Transit, Faye échange avec son cousin Lawrence qui a quitté son épouse pour une autre femme, rupture ayant bouleversé sa vie. Mais « ces événements avaient suscité l’indignation et la consternation parmi ses amis et sa famille, mais n’avaient à première vue laissé aucune trace dans la vie de Lawrence, qui semblait se poursuivre exactement à l’identique », déclare la narratrice ; quelques pages plus loin, lors d’une conversation avec celui-ci, Faye suggère que contrairement à ce qu’il croit, Lawrence ne peut pas rester maître de sa propre vie, dans la mesure où elle-même n’a jamais eu l’impression de contrôler quoi que ce soit. « Ce que Lawrence avait omis dans son discours sur le désir et la maîtrise de soi était l’élément d’impuissance que les gens appelaient le destin. "Ce n’était pas le destin, protesta Lawrence. C’était parce que tu es une femme". » Rachel Cusk joue cartes sur table : il incombe au lecteur de savoir comment faire le jeu. Un passage comme celui-ci démontre comment elle s’emploie à créer « non pas un espace féministe ni même un espace voué au genre quel qu’il soit, mais... une phrase féminine, un paragraphe féminin, une écriture véritablement féminine qui ne vient pas en réponse aux hommes et aux représentations de la femme, et qui n’est pas motivée par la colère, l’injustice ou quoi que ce soit d’autre. »

Attaché à la vie

Acclamée à travers le monde, son œuvre figure sur les listes de nombreux prix. Dans son roman La dépendance – lauréat en 2022 du Prix Femina étranger, Rachel Cusk revisite sa fascination pour D. H. Lawrence en s’inspirant des mémoires de la mécène Mabel Dodge Luhan dans lesquelles cette dernière évoque le séjour de Lawrence dans sa résidence d’artistes du Nouveau Mexique au début des années 1920. Elle adapte ensuite la Médée d’Euripide, qui est créée à l’Almedia Theatre à Londres en 2015, et son intelligence éclectique l’incite à écrire des essais brillants, rassemblés dans un recueil intitulé Coventry, publié en 2019.
Son œuvre résiste aussi bien aux conventions qu’aux descriptions. Il est trop simple de qualifier d’autofiction la trilogie qui débute avec Disent-ils. Rachel Cusk est souvent comparée à des écrivains tels Annie Ernaux ou Karl Ove Knausgård, mais sa voix singulière est purement sienne : elle a fait du quotidien quelque chose de puissant et éternel qui témoigne de la possibilité qu’a chacun de choisir sa façon de vivre dans ce monde – ou de voir ce qu’il advient lorsque le choix, la capacité à contrôler son existence, lui échappe. « Je crois que le roman doit rester d’une manière ou d’un autre attaché à la vie. Il doit s’ancrer dans le terrain de l’existence. Un roman, ça se construit. Il faut le bâtir comme un édifice, pour qu’il reste debout même quand on n’est plus à l’intérieur, » dit Cusk. L’architecture de son œuvre est remarquable, maîtrisée, complexe et suffisamment solide pour traverser les âges.

Erica Wagner

Notice Bibliographique

Rachel Cusk, L'Œuvre d'une vie : devenir mère
Rachel Cusk, Saving Agnes
Rachel Cusk, The Country Life
Rachel Cusk, Egypt Farm
Rachel Cusk, Arlington Park
Rachel Cusk, Disent-ils
Rachel Cusk, Transit
Rachel Cusk, Kudos
Rachel Cusk, La dépendance
Rachel Cusk, Contrecoup
Rachel Cusk, Parade
Virginia Woolf, Mrs Dalloway
Elena Ferrante, Poupée volée

Crédits

POUR LA BIOGRAPHIE DE RACHEL CUSK

Disent-ils, Rachel Cusk, © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2016, Points, 2018
Outline Copyright © 2014 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Rachel Cusk, L'oeuvre d'une vie, Devenir Mère, Traduction par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, © Les Éditions du Boréal, 2021 pour le territoire canadien
L’OEuvre d'une vie: devenir mère, Rachel Cusk © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2021
A Life's Work, Copyright © 2001,2008, Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Contrecoup, Rachel Cusk © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2013, Points, 2014
Aftermath Copyright © 2012 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
© Association Prix Femina.
Rachel Cusk, La dépendance, Traduction par Blandine Longre, © Éditions Gallimard, 2022.
Second Place Copyright © 2021 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
© John Simon Guggenheim Memorial Foundation.

POUR LE PODCAST

Extract from A Life's Work, Copyright © 2001, 2008, Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Excerpt from A Life's Work: on Becoming a Mother by Rachel Cusk. Copyright © 2001 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Picador. All Rights Reserved.
Saving Agnes by Rachel Cusk © Rachel Cusk, 2019. Reprinted by permission of Faber and Faber Ltd.
Saving Agnes by Rachel Cusk. Copyright © 1993 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Picador. All Rights Reserved.
© Whitbread PLC.
© Costa Book Awards
The Country Life by Rachel Cusk © Rachel Cusk, 2019. Reprinted by permission of Faber and Faber Ltd.
The Country Life by Rachel Cusk. Copyright © 1997 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Picador. All Rights Reserved.
In the Fold © Rachel Cusk, 2005.
Arlington Park © Rachel Cusk, 2006.
Arlington Park by Rachel Cusk. Copyright © 2006 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Farrar, Straus and Giroux. All Rights Reserved.
Outline Copyright © 2014 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Outline by Rachel Cusk. Copyright © 2014 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Farrar, Straus and Giroux. All Rights Reserved.
Transit by Rachel Cusk © Rachel Cusk, 2018. Reprinted by permission of Faber and Faber Ltd.
Transit by Rachel Cusk. Copyright © 2016 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Farrar, Straus and Giroux. All Rights Reserved.
Kudos by Rachel Cusk © Rachel Cusk, 2019. Reprinted by permission of Faber and Faber Ltd.
Kudos by Rachel Cusk. Copyright © 2018 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Farrar, Straus and Giroux. All Rights Reserved.
Extract from Second Place by Rachel Cusk © Rachel Cusk, 2021 Reprinted by permission of Faber and Faber Ltd.
Excerpt from Second Place by Rachel Cusk. Copyright © 2021 by Rachel Cusk. Reprinted/Used by permission of Farrar, Straus and Giroux. All Rights Reserved.
Extract from Second Place Copyright © 2021 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
© Association Prix Femina.
Rachel Cusk Aftermath: On Marriage and Separation, © Faber & Faber, 2019.
Extract from Aftermath: on marriage and separation by Rachel Cusk. Copyright © 2012 by Rachel Cusk. Reprinted by permission of Farrar, Straus and Giroux. All Rights Reserved.
Parade © Rachel Cusk, 2024.
Parade by Rachel Cusk. Copyright © 2024 by Rachel Cusk. Forthcoming from Faber & Faber Ltd. and Farrar, Straus and Giroux in June 2024. All Rights Reserved.
From The New York Times Magazine. © 2016, The New York Times Company. All rights reserved. Used under license
Mrs Dalloway © Virginia Woolf, 1925
Elena Ferrante, Poupée volée, traduit de l’italien par Elsa Damien, © Éditions Gallimard pour la traduction française, 2009.
La figlia oscura by Elena Ferrante © 2006 by Edizioni E/O.

POUR LE TEXTE D'ERICA WAGNER

D.H. Lawrence, L'arc-en-ciel, Traduction par Albine Loisy, © Éditions Gallimard, 1939.
Rachel Cusk's 6 favorite books, © The Week, 2016. All rights reserved.
D.H. Lawrence, Femmes amoureuses, Traduction par Georges Limbour, Albine Loisy et Maurice Rancès, © Éditions Gallimard, 2002.
Extract from Saving Agnes Copyright © 1993, 2013, Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
© Whitbread PLC.
© Costa Book Awards.
The Temporary Copyright © 1995, 2013 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
The Country Life Copyright © 1997, 2019 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
La ferme de cousine Judith de Stella Gibbons Traduit de l’anglais par Iris Catella et Marie-Thérèse Baudron © Belfond 2016.
Alexandra Schwartz, I Don’t Think Character Exists Anymore: A Conversation with Rachel Cusk, The New Yorker © Condé Nast.
© Guardian News & Media Ltd 2024.
© St Mary’s School, Cambridge.
Rachel Cusk, L'œuvre d'une vie, Devenir Mère, Traduction par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, © Les Éditions du Boréal, 2021 pour le territoire canadien
L’OEuvre d'une vie: devenir mère, Rachel Cusk © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2021
Extract from A Life's Work, Copyright © 2001, 2008, Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Excerpt from ‘Rachel Cusk’s Many Selves’, Copyright © 2017, Heidi Julavits, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Avec l’aimable autorisation des Éditions de L’Olivier : Contrecoup, Rachel Cusk © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2013, Points, 2014
Aftermath Copyright © 2012 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
© The Paris Review.
Sheila Heti, Rachel Cusk, The Art of Fiction No 246, © The Paris Review, 2020.
Disent-ils, Rachel Cusk, © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2016, Points, 2018
Extract from Outline Copyright © 2014 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Transit, Rachel Cusk, © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2018, Points, 2020.
Extract from Transit Copyright © 2016, 2018 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Kudos, Rachel Cusk © Éditions de l’Olivier, pour l’édition en langue française, 2020 Kudos Copyright © 2018 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
Rachel Cusk, La dépendance, Traduit de l’anglais par Blandine Longre, © Éditions Gallimard, 2022 pour la traduction française.
Extract from Second Place Copyright © 2021 Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.
© Association Prix Femina.
Euripide, Médée, 431 av. J.-C.
© Almeida Theatre.
Coventry Copyright © 2019, Rachel Cusk, used by permission of The Wylie Agency (UK) Limited.

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