CHANEL NEWS

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CHANEL RECRÉE SAINT-TROPEZ
À TOKYO

Le 17 novembre, dans la boutique d'Omotesando à Tokyo, au coeur du quartier le plus tendance de la ville, Chanel a accueilli ses invités pour célébrer l'arrivée de la collection Croisière 2010/11.

La décoration de la boutique reprenait l'esprit du défilé présenté à Saint-Tropez en mai dernier.
La boutique et la terrasse au 4e étage de l'immeuble ont pris des airs de café tropézien le temps d'une soirée exclusive.
Les invités, parmi lesquels des célébrités de la mode, des journalistes, et des bloggers ont assisté à des performances musicales inspirées de la playlist du défilé.

L'installation restera dans la boutique pendant 10 jours.

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CHANEL PAR JEAN LEYMARIE
UN LIVRE COLLECTOR REVISITÉ

Publié pour la première fois en 1987, cet ouvrage était jusqu'alors introuvable en librairie. Seuls les plus déterminés pouvaient encore le dénicher au prix d'un livre de collection.

Il est désormais de nouveau disponible en français aux Éditions de La Martinière ainsi qu'en anglais aux éditions Abrams pour les États-Unis et chez Thames & Hudson pour l'Angleterre.

L'historien d'art Jean Leymarie retrace dans ce livre la vie de Coco Chanel et son œuvre à travers le monde artistique. Ses textes sont accompagnés de photographies de Coco Chanel côtoyant les créations de Cocteau, Modigliani, Matisse, Renoir, Iribe, Doisneau, Marie Laurencin...
C’est grâce à la muse et mécène Misia Sert, épouse du peintre José-Maria Sert, que Gabrielle Chanel est introduite, dès la fin des années 1910, dans le cercle artistique le plus avant-gardiste de l’époque. Jean Leymarie revient sur les amitiés qui ont forgé la vie et le style de Coco Chanel, de Picasso à Dali. « J'ai gardé pour Picasso une solide amitié. Je la crois réciproque. » (citation de Coco Chanel, p.70)

Photo : le livre « CHANEL » par Jean Leymarie photographié dans l'appartement de Coco Chanel

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ORCHESTRE
PAR MICHEL GAUBERT

JARDIN D'EDEN - THOMAS ROUSSEL

Tout est parti d’une boutade lancée par Karl Lagerfeld dans le studio Chanel en juillet dernier.

Alors que l’on parlait du défilé du mois d’octobre, du décor de jardin à la française dans le Grand Palais et de « L’année dernière à Marienbad » comme inspiration de la collection, Karl se pose la question musique à laquelle il répondra par grand orchestre.

Une idée de taille puisqu’il s’agit de faire jouer un orchestre de 80 musiciens en plein milieu du Grand Palais, un lieu magique dont l’acoustique n’est pas le point d’orgue.

Thomas Roussel, jeune chef d’orchestre plein d’idées, sera l’homme de la situation avec qui les collaborations sont toujours agréables et abouties. Au fil de nos discussions, nous élaborerons une bande son cinématique qui sera notre idée de « L’année dernière à Marienbad », dont la musique originale composée par Francis Seyrig aurait été trop schizophrène pour la présentation de la collection.

Nous décidons alors de faire une interprétation de musiques issues de la pop culture, assez connues pour interpeller le spectateur sans non plus donner la clé dès les premières notes. Le choix se porte sur deux compositions de Bjork, ‘Isobel’ et ‘Bachelorette’, sortes de mini symphonies en elles même auxquelles on mélange un thème culte de John Barry, une composition exclusive de Thomas ‘Jardin d’Eden’ avant de conclure sur la version instrumentale de ‘Last Time’ des Rolling Stones que The Verve avait empruntée et rebaptisée ‘Bittersweet Symphony’.

Pendant deux mois, nous nous échangeons des sons, Thomas écrit sa partition sur ordinateur, un peu comme une modéliste bâtit sa toile et attendra l’approbation finale avant de la retranscrire pour chaque groupe d’instruments.

Il y aura en tout huit répétitions pour mettre au point la partition et l’adapter au défilé, la première est la plus délicate car elle se passe dans une salle en extérieur et les musiciens de l’orchestre Lamoureux découvrent les mélodies et les arpèges qu’ils devront perfectionner en 48 heures. Les violons grincent un peu, les rythmes s’entrechoquent c’est normal, c’est le début, Thomas domine la situation et je suis le seul à m’inquiéter des fausses notes et des sonorités atonales.

La veille au soir, ultime répétition dans un Grand Palais sublimé par les jardins qui semblent lui appartenir depuis toujours, Karl Lagerfeld et son studio regardent les mannequins qui défilent en civil portées par la musique parfaitement au point. C’est le moment le plus privilégié dans l’élaboration d’un défilé car tout est encore fragile, chaque intervention devient complément de l’autre, toutes les équipes sont là et deviennent complices de cette mise en scène imaginée par Karl Lagerfeld.

Le jour J, l’orchestre monte sur scène devant plus de 2000 personnes, impeccable dans les cardigans que Karl leur a dessiné, à la fois timide et emballé à l’idée de tenir ce rôle, 5-4-3-2-1 Go, on retient son souffle, le temps s’arrête, pas le droit à l’erreur on est en direct, les mannequins parées de tweeds d’argent et de plumes chers à Mademoiselle Chanel, apparaissent de chaque côté du grand escalier incarnant les héroïnes d’un film que l’on appellera ‘L’année prochaine à Marienbad’.

Deux mois de travail, dix neuf minutes de défilé, une émotion qui restera gravée dans nos mémoires.

Thomas Roussel composera ‘Jardin d’Eden’, suite symphonique pour le film diffusé sur le web.

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