CHANEL NEWS

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Wednesday, August 13, 2014

EXPOSITION CULTURE CHANEL EN CORÉE
"L'ESPRIT DES LIEUX"

Du 30 août au 5 octobre 2014, le DDP à Séoul accueille l’exposition Culture Chanel, "L’Esprit des Lieux". Ce nouveau musée dédié au design, inauguré en mars 2014, a été conçu par l’architecte Zaha Hadid.

L’exposition a été confiée à Jean-Louis Froment, commissaire des précédents volets de Culture Chanel qui se sont successivement tenus à Moscou en 2007 (Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine), à Shanghai (Museum of Contemporary Art) et Pékin (National Art Museum of China) en 2011, à Canton (Opera House) et Paris (Palais de Tokyo) en 2013.

Culture Chanel, "L’Esprit des Lieux" aborde le langage créatif de Chanel sous l’angle spécifique des lieux d’inspiration de Gabrielle Chanel. Construite à partir de dix séquences, comme autant de jalons dans la vie et le parcours de Mademoiselle Chanel, l’exposition met en lumière l’empreinte sensible de ses lieux de vie et de prédilection sur l’élaboration de son vocabulaire esthétique.

D’Aubazine à Deauville, de Paris à Venise, Gabrielle Chanel trace les contours d’un univers qui se nourrit d’images et de réminiscences. Plus de 500 pièces, photographies, livres, objets, manuscrits, archives et oeuvres d’art, ainsi que des créations de mode, de la joaillerie, de l’horlogerie, des parfums, retracent l’histoire d’une personnalité qui a marqué durablement son temps. Au fil d’un jeu de correspondances subtiles, cette exposition révèle l’esprit même de Chanel en éclairant de manière inédite les parcours réels et imaginaires d’une des plus grandes créatrices du XXème siècle.

Du 30 août au 5 octobre 2014
Dongdaemun Design Plaza, Séoul

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Wednesday, August 6, 2014

GABRIELLE CHANEL ET BIARRITZ

L’histoire entre Gabrielle Chanel et la Côte Basque commence en 1915. C’est Arthur "Boy" Capel, qui lors d’une permission, lui fait connaître Biarritz. Dans cette station balnéaire réputée, la guerre qui fait rage semble bien loin : beaucoup de femmes fortunées ont fui Paris pour y trouver refuge, coulant des jours paisibles au bord de l’océan. Gabrielle Chanel est séduite par l’atmosphère à la fois sportive et mondaine de Biarritz. C’est là qu’elle décide d’ouvrir sa première maison de couture cette même année 1915, dans une villa qui fait face au casino.

Le succès est immédiat, l’Espagne toute proche est un pays neutre, et les commandes affluent, en provenance de La Cour et des grandes fortunes espagnoles, mais aussi d’une clientèle française séduite par le luxe novateur de Chanel. Biarritz est aussi depuis le XIXème siècle le lieu de villégiature de l’aristocratie russe qui y a acquis ou construit de nombreuses villas. A la chute du tsar beaucoup d’entre eux y trouvent refuge. C’est à Biarritz, qu’en 1920 Gabrielle Chanel revoit le Grand-Duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar avec lequel elle a une liaison jusqu’en 1922, passant beaucoup de temps avec lui dans différentes villas de la côte basque. En 1920, Gabrielle Chanel est devenue une référence en matière d’élégance, imposant une modernité dont elle est la meilleure ambassadrice. Silhouette sans entraves, chevilles dégagées par des jupes et des robes raccourcies, vêtements simples aux lignes étudiées, matières souples comme cette maille de jersey si confortable dont elle fait des tenues de plages, mais aussi des ensembles jupes et vestes qu’elle est la première à porter.

Libre, goûtant la vie de plein air et la modernité en marche, Gabrielle Chanel s’expose au soleil, raccourcit ses cheveux. Les femmes très vite lui emboîtent le pas, imitant cette allure qui préfigure les profonds changements d’une société qui plonge dans le XXème siècle.

Françoise Claire Prodhon

Photo © CHANEL - Collection Bernstein-Grüber

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Thursday, July 31, 2014

LECTURE D'ÉTÉ
"NOTRE CHANEL" PAR JEAN LEBRUN

Dans l’histoire de la mode, il y a ceux dont on peut tout savoir - Jean Patou, par exemple, tôt disparu et dont les archives ont été soigneusement conservées, classées, communiquées : Emmanuelle Polle, en les exploitant, a pu, en 2013, dire l’essentiel en un seul livre.

La légende veut que Patou et Chanel, de leur vivant, ne toléraient pas de se retrouver dans la même pièce. Eh bien, en matière d’histoire, la légende a une fois de plus raison. Chanel n’appartient pas à la même espèce que Patou. Elle a laissé beaucoup de traces mais peu de sources écrites, elle-même se perdait dans le labyrinthe de ses souvenirs sans cesse recréés, nous en sommes, peut-être, au quatre-vingt cinquième livre publié à son sujet et plus il y en a, plus la photo bouge, plus le personnage nous échappe.

D’où ce projet, "Notre Chanel", qui tente de dépasser la difficulté en racontant ce que Gabrielle représenta pour deux hommes, Bernard et Jean, qui enquêtèrent sur elle il y a près d’un quart de siècle. Depuis, l’un des deux est mort, l’autre a repris le chantier mais sans s’aventurer à faire une biographie surnuméraire. Ce livre, c’est plutôt un vitrail – un vitrail latéral – où Bernard et Jean, dans le coin réservé à la figure des donateurs, contemplent sans pouvoir l’atteindre la figure qui les a réunis dans une tâche jamais achevée. Un vitrail où Gabrielle n’apparaît certes pas comme une sainte mais peut-être comme une fée : un rayon de sa gloire tombe soudain sur Bernard, le jeune mort et lui, l’oublié, trouve, pour s’être mis sur sa trace, un peu de lumière.

"Notre Chanel", Jean Lebrun, Bleu autour.

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