CHANEL NEWS

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UNE SAISON À COURCHEVEL

La boutique éphémère de Courchevel ouvre ses portes dès demain.
Son décor s'inspire de la Corée, faisant écho à la collection Croisière 2015/16 présentée à Séoul en mai dernier.
Des créations de Haute Joaillerie y seront notamment exposées du 31 décembre au 11 janvier.

Boutique Chanel
Immeuble l'ISBA
Courchevel 1850
À partir du 12 décembre 2015

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© Patrick Dieudonne / robertharding

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© Patrick Dieudonne / robertharding

SAVOIR-FAIRE EXCEPTIONNEL
SUR L'ÎLE DE FAIR

Au large de l’Écosse se dressent les falaises de Fair Isle, une île de 7,68 km2 située à mi-chemin entre les Orcades et les Shetland. Si c’est une des plus isolées du Royaume-Uni, elle a conservé intactes les traditions ancestrales de confection d’une maille sur-mesure unique au monde.

Les mailles de Mati Ventrillon sont le reflet de cet héritage qui remonte au temps où les insulaires naviguaient dans le monde entier, entre Amérique et Europe, tandis que leurs compagnes mettaient ce temps à profit pour inventer des motifs toujours plus originaux.

Reprenant uniquement des dessins traditionnels des XIX et XXème siècles, les mailles reproduisent fidèlement les thèmes principaux sur chaque vêtement tricoté à la main, en laine Shetland.

Les collections des Métiers d’Art de Chanel rendent hommage aux savoir-faire des artisans et à leur patrimoine traditionnel, contribuant ainsi à leur préservation.

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© Olivier Saillant - Teatro N°5 - Cinecittà Studios - Rome

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© Olivier Saillant - Teatro N°5 - Cinecittà Studios - Rome

LE DÉFILÉ PAR REBECCA LOWTHORPE

Une rue de Paris reconstituée dans les studios de cinéma de Cinecittà, avec boulanger, épicier, café, fleuriste, station de métro et cinéma, a tenu lieu de cadre au défilé Métiers d'Art Paris à Rome 2015/16.

Dans le studio numéro 5 (bien sûr) - celui où Federico Fellini filma "La Dolce Vita", son chef-d'oeuvre des années 1960 - Karl Lagerfeld est parvenu à reproduire Paris, de façon spectaculaire, dans ses moindres détails. Construit entièrement en noir et blanc, le décor ne rappelle pas seulement l'apogée du cinéma italien, avec cette patine argent caractéristique des pellicules de cinéma d'autrefois, mais aussi le temps où ses plus grandes interprètes, Jeanne Moreau, Monica Vitti, Anouk Aimée et Romy Schneider, étaient habillées par Coco Chanel dans des films signés Visconti ou Antonioni, les maestros du cinéma italien.

Avec ce décor monochromatique, explique Karl Lagerfeld, l'idée est de donner du relief aux vêtements, beaucoup d'entre eux interprétant la palette classique des couleurs Chanel : noir, beige, crème, gris et bleu marine. Lorsque la musique débute - interprétée par le pianiste Christophe Chassol, installé dans un kiosque reconstitué - et que les mannequins surgissent d’une bouche de métro, les vêtements sont, en effet, plus lumineux que jamais. Si l'on excepte la rue typiquement parisienne, il n'y a plus aucun doute : totalement française, totalement Chanel, il s’agit bien d’une collection qui ne peut venir que de Paris.

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"C’est pour cela que c’est "Paris à Rome", souligne Karl Lagerfeld. "Cette Maison est française, la collection est fabriquée en France, et par les meilleurs, les plus expérimentés et les plus talentueux artisans du monde".

Des coiffures à la Bardot jusqu'aux mules perlées - c’est la première fois que cette forme apparaît chez Chanel, précise Karl Lagerfeld - en passant par les longues vestes en tweed drapant les épaules, la tonalité de ce début de défilé est très parisienne. Audacieuses et ajustées, les silhouettes comprennent des robes à boucle métallique étincelantes, des jupes crayon laquées de noir, de petites robes plissées à la perfection et un nouveau tailleur trois-pièces - veste, jupe droite et pantalon cigarette - le tout porté avec impertinence sur des bas en dentelle.

Mais c'est la façon dont Karl Lagerfeld a interprété et décliné l’histoire de "Paris à Rome" qui rend le défilé, et la collection, vraiment magiques. À mesure que les couleurs des vêtements s'illuminent, comme éclairées par la célèbre lumière dorée de la capitale italienne - ocre, orange en passant par cappuccino et rose - les tissus deviennent plus riches et se parent de détails, pour certains ironiques : cuir d'une jupe crayon semblable à de minuscules papillons de pâtes "farfalle" ou plumes peintes à la main imitant l'apparence du marbre.
Les décolletés se sont transformés en courtes capes qui évoquent l'habit d'un pape. Des colliers-chapelets couvrent les cachemires les plus exquis. L’une des robes - telle une bulle ou un cocon en pétales de corail éclatant - ramène au temps où Rome, comme Paris, régnait sur la couture.

Plus que tout, cette collection est la rencontre entre le chic français - Chanel en est le modèle absolu - et la virtuosité époustouflante des artisans de la Maison : elle ne connaît aucune limite, quelles que soient la ville ou la culture dont s’inspirent les collections Métiers d'Art.

À la fin du défilé, le décor semble alors prendre vie - chaque boutique s'ouvre pour offrir pâtes, pizzas et glaces à l’italienne - belle métaphore de l'activité effervescente des Ateliers d’Art de Chanel et de leurs pouvoirs de métamorphose.

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